CARTOGRAPHIE DU RGPH5 Les travaux évoluent normalement sur le terrain

Après Bamako et certaines capitales régionales, l’Institut National de la Statistique (INSTAT), à travers le Bureau Central de Recensement (BCR), a déployé dans d’autres circonscriptions du pays des agents cartographes dans le cadre des travaux cartographiques du Cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH5). Il s’agit notamment des différents cercles des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. Pour s’imprégner de l’évolution de ces agents sur le terrain, une mission de supervision a été initiée, du 3 au 11 janvier 2020 dans lesdites localités.

Il s’agit d’une énième mission de supervision, suivant l’évolution des équipes d’agents cartographes du RGPH5 sur le terrain. La présente mission avait pour but de s’enquérir de l’état d’évolution des agents cartographes évoluant dans des cercles des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. Il s’agissait plus spécifiquement de :

  • vérifier la présence effective de tous les agents sur le terrain ;
  • suivre l’évolution des équipes conformément au plan de déploiement,
  • suivre la finalisation des travaux de cartographie dans les communes en cours ;
  • vérifier l’application correcte de la méthodologie de collecte des données par les équipes : mise à jour de la liste des localités de la commune, techniques de mise à jour des cartes des localités, techniques de mise à jour des cartes de la commune, techniques d’administration des différentes fiches ;
  • vérifier la bonne marche des applications de collecte ;
  • s’assurer de la bonne marche des infrastructures et de l’architecture de remontée des données jusqu’au serveur dédié ;
  • faire le point sur l’avancement du travail et la qualité des données collectées ;
  • vérifier le bon remplissage de la fiche de relevé des compteurs pour chaque motos des équipes ;
  • procéder ???au relevé du numéro des compteurs des motos des équipes, à l’arrivée de la supervision ;
  • procéder à l’évaluation de tous les parcours des équipes, y compris les allés et retour entre les localités et le chef-lieu de commune ;
  • procéder à la vérification et à la validation du découpage en SE et DD de toutes les communes terminées (bonne tracée des limites de SE et de DD sur les cartes des localités et de la commune, après la mise à jour des différents cartes) ;
  • vérifier le bon remplissage de la fiche de découpage censitaire ;
  • ramener à l’équipe de scannage au BCR, les dossiers cartographiques validés de toutes les communes terminées ;
  • s’enquérir des difficultés rencontrées par les équipes et apporter des réponses à ces problèmes et ou se référer au Chef de la Section cartographie et SIG.

Aux dires des agents cartographes, il n’y a pas de problème majeur lié aux matériels de travail (tablettes, applications, motos). De concert avec les autorités communales, les équipes procèdent à la mise à jour des listes de localités avant de se rendre dans les quartiers et/ou villages pour la collecte. Cette mise à jour a pour effet de déceler les nouvelles créations de localités ou de corriger les possibles omissions de localités à l’issue du RGPH de 2009.

Arrivés dans les quartiers et/ou villages, les premières tâches des agents sont de délimiter les zones. « Les chefs de villages ou de quartiers et leurs conseillers nous aident beaucoup dans la délimitation des localités », a souligné Drissa Bagayoko, Chef de l’équipe 58, qui évolue dans le cercle de Yelimané. « L’implication des maires et des mairies n’ont jamais fait défaut », a apprécié le Chef du Service Local de la Planification, de la Statistique et de l’Informatique, de l’Aménagement du territoire et de la Population (SLPSIAP) de Nioro du Sahel, Jean Diassana. Une thèse soutenue par l’ensemble des équipes rencontrées à Yaguiné et Kirané-Kaniaga (dans le cercle de Yelimane), Simby, Nioro-ville, Yéréré (dans le cercle de Nioro du Sahel) et Ouolodo (dans le cercle de Kolokani.

« L’information, nous les maires, nous la  donnons aux populations. Mais l’idéal était que des missions de sensibilisation se passent dans tous les villages. De toutes les façons, si un agent a des difficultés de faire sa collecte, il fait appel aux notabilités, au maire, ou même au préfet », a suggéré Gagny Diawara, maire de la Commune de Yéréré. Sa suggestion faisait suite au constat de réticence de certains ménages à se faire recenser. Les efforts conjugués des équipes cartographes, des SLPSIAP, des autorités municipales, des chefferies traditionnelles et des préfectures, ont permis de juguler ces difficultés. « Nous même, nous attendons impatiemment les résultats de ce recensement pour nous édifier sur le nombre de la population communale » a indiqué pour sa part Guimba Traoré, maire de la commune de Kirané-Kaniaga.

Dans les différentes localités visitées par les équipes de supervision, il s’avère que les agents se font accompagner dans les ménages par des autochtones qui les servent de guides et souvent d’interprètes. « Quand les gens nous voient avec des autochtones, ça les rassure. Ils nous donnent les informations », a affirmé Mariam Samaké, membre de l’équipe 20, rencontré à Simby.

Le moins que l’on puisse dire est que l’opération évolue normalement sur le terrain. « Globalement les équipes sont dans le temps qui leur est imparti  dans les différentes localités », a souligné Alpha Koné, chargé de l’EPC au BCR qui a conduit la supervision des cercles de la région de Kayes et dans le cercle de Kolokani, dans la région de Koulikoro.